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#1 2025-11-05 21:39:12

Denryl Altéria
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Sous le regard des Dieux

Suite à une coalition, les armées dorées et de Cylariel prennent les autrichiens au dépourvu en assiégeant leur capitale, Vienne. Après de rudes combats, ces derniers déposent les armes et les termes de la paix sont négociés. Mais une autre rancune persiste : l'Autriche se sent trahie par la participation de Cylariel dans cette guerre surprise, qui entretenait une amitié de longue date avec elle. Le Prince Denryl, seigneur de Cylariel, est alors provoqué en duel par nul autre que l'Archiduc d'Autriche...

(Guerre sur les terres de l'Aigle)

Les règles du duel

Duel.png

Dernière modification par Altéria (2025-11-05 21:40:25)


Maison Altéria, Dames et Seigneurs de Cylariel et de Massoala

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#2 2025-11-06 15:36:23

Denryl Altéria
Inscription : 2024-08-12
Messages : 131

Re : Sous le regard des Dieux

Accompagné de quelques uns de ses meilleurs chevaliers, Denryl descend la pente douce en direction des murs de Vienne.

Si les blessés ont été évacués, ce n'est pas le cas des cadavres. A mesure qu'il s'avance, les corps qui jonchent le champ de bataille se font plus nombreux, et le terrain de duel ne fait pas exception.

Ils arrivent au niveau de la lice, dressée rapidement avec de simples cordes tendues par des piquets en bois, à quelques centaines de mètres des remparts. Plusieurs régiments aux couleurs de l'Aigle y sont alignés pour la forme, à la rigueur des soldats autrichiens.

L'allure du Prince tranche avec l'aspect du champ de bataille : sur son cheval de bataille, dont la robe blanche n'a pas été teintée du rouge des combats, il se tient droit à la manière des militaires. Il met pied à terre et enlève sa cape azur pour la donner à l'un de ses hommes, révélant une cuirasse parfaitement polie et ajustée où le symbole du Cygne se reflète dans la lumière. Il dégaine son épée, déposant son fourreau à l'entrée de la lice pour ne pas gêner ses mouvements : bien entretenue, elle conserve cependant les marques de nombreux combats. Il enfile un heaume ouvragé, où de discrètes ailes sont ouvragées sur les côtés. Sans hésitation, il entre dans la lice.

L'Archiduc est déjà présent, il l'attendait. Les deux hommes se regardent. Denryl observe son adversaire : Philippe porte une armure de combat fonctionnelle. Elle semble simple, pratique, légèrement cabossée et marquée par les combats récents. Des traces de sang séché n'ont pas été entièrement nettoyées. Sur la cuirasse, Denryl distingue un Aigle impérial d'Autriche gravé, lacéré par endroits mais toujours reconnaissable. Son tabard aux couleurs de l'Autriche est légèrement déchiré à l'épaule.

Dans les yeux de l'Archiduc, le Prince peut y lire une colère sourde et maîtrisée, et la détermination glaciale d'un chef qui a vu des dizaines de milliers de ses hommes mourir sur le champ de bataille. Malgré l'amertume, qu'il peut y lire, Denryl ressent aussi le respect dans le regard posé sur lui.

Les deux hommes lèvent leur épée devant leur visage en guise de salut, et tranchent dans le vide. Le duel commence.

Les premières secondes, les deux hommes se jaugent l'un l'autre, leur position, leur regard. Puis les deux s'avancent, et vient le fracas métallique des deux épées qui se percute.

Les coups sont échangés avec une intensité croissante. Denryl sent monter l'adrénaline du combat, le feu qui l'anime se transformant peu à peu en brasier. Le Prince continue à frapper, parer et frapper encore, mais la garde de l'Archiduc tient bon.

Denryl se prépare, et met toutes ses forces dans le prochain coup : la lame remonte verticalement, et trouve l'épée de Philippe. L'espace d'un instant, l'intensité de l'assaut surprend son adversaire, l'obligeant à faire un pas en arrière. Changeant le positionnement de l'arme dans ses mains, le Prince s'engouffre dans l'ouverture qu'il vient de créer.

Escrimeur rompu, l'autrichien voit la manoeuvre et tente d'esquiver, non sans lancer son bras en direction de Denryl.
La lame du Cygne trouve son chemin, et tranche dans l'épaule de l'Archiduc, ralentie dans sa course par son armure. Celle de l'Aigle est propulsée vers la tête du Prince, qui dans un réflexe salvateur penche la tête : la lame rebondit sur son casque dans un bruit strident.

Les deux hommes reculent, l'un légèrement sonné et l'autre l'épaule en sang. Les deux raffermissent leur prise sur la garde de leur épée.

Le combat continue...

Résultat du lancé contre Philippe : 3
Blessure moyenne : Philippe obtient le trait balaffré, +1 sur le prochain jet

Résultat du lancé contre Denryl : 2
Blessure superficielle

Maison Altéria, Dames et Seigneurs de Cylariel et de Massoala

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#3 2025-11-10 13:38:02

Philippe d'Autriche
Inscription : 2024-08-05
Messages : 397

Re : Sous le regard des Dieux

Philippe recule d'un pas, sentant le sang chaud couler le long de son bras gauche. La douleur est vive, mais il l'ignore. L'épaule fendue lui arrache des élancements à chaque mouvement, mais un Autrichien ne montre pas sa souffrance. Pas devant ses hommes. Il resserre sa prise sur son épée, raffermit sa garde.

En face de lui, Denryl se remet du coup porté à son heaume, légèrement sonné. Philippe voit l'ouverture. Une fraction de seconde où le Prince vacille encore.

Il charge.

Ses muscles hurlent, son épaule proteste, mais Philippe avance avec toute la fureur contenue de ces derniers jours. Tous ces morts. Tous ces Autrichiens tombés sous les flèches.

Sa lame siffle dans l'air, trouve la garde de Denryl qui pare de justesse. Le choc résonne. Les deux hommes s'affrontent à nouveau, acier contre acier, dans un ballet mortel au milieu des cadavres qui jonchent le champ de bataille.

Philippe frappe. Encore. Encore. Il sent l'adrénaline qui pulse dans ses veines, la rage qui le consume. Chaque coup porte le poids de Vienne, le poids de l'honneur bafoué, le poids de l'amitié trahie.

Denryl reçoit sur la jambe une entaille qui le fait à peine fléchir. Il recule, parade, contre-attaque. Sa lame trace un arc rapide vers le flanc de Philippe. L'Archiduc tente d'esquiver, pivote sur lui-même, mais son épaule blessée le trahit. Le mouvement est trop lent d'une fraction de seconde.

La lame du Cygne mord dans les côtes, là où l'armure est plus fine pour permettre le mouvement. Philippe sent le métal trancher le cuir, la chair. Une douleur fulgurante explose dans son flanc. Ses jambes vacillent.

Non. Pas maintenant. Pas comme ça.

Il tente de lever son épée pour riposter, mais son bras ne répond plus. Ses doigts se relâchent malgré lui. L'arme glisse de sa main et tombe dans la boue rougie par le sang.

Philippe tombe à genoux.

Le silence se fait autour de la lice. Les soldats autrichiens retiennent leur souffle. Denryl s'immobilise, l'épée encore levée, hésitant. Philippe porte la main à son flanc. Le sang coule entre ses doigts. Beaucoup de sang. Trop de sang. Il lève les yeux vers Denryl, et dans son regard il n'y a ni supplication ni désespoir. On y lit plutôt de l’étonnement ; abandonné par les Dieux, maintenant, alors que sa cause lui semblait si juste ?

La douleur devient trop intense. Ses forces l'abandonnent. Il tangue légèrement, se retient de s'effondrer complètement face contre terre.

Les hérauts se précipitent dans la lice. L'un d'eux lève la main vers Denryl :

- Le Prince Altéria est vainqueur ! Le duel est terminé !

Philippe serre les dents. Il voudrait se relever, continuer à se battre, prouver encore une fois que l'Autriche ne plie jamais. Mais son corps refuse d'obéir. Le sang continue de couler de son flanc. Ses mains tremblent. Sa vision se trouble légèrement.

Des soldats autrichiens se précipitent vers lui. Ils le soutiennent, l'aident à se relever. Philippe laisse échapper un grognement de douleur mais ne crie pas. On l'aide à sortir de la lice. À chaque pas, la douleur irradie dans tout son corps. Mais il marche. Il refuse d'être porté comme un mourant.

Rainer s'avance alors, le visage impénétrable. Il écarte les soldats d'un geste autoritaire et prend lui-même le bras de Philippe pour le soutenir.

- Excellence, murmure-t-il d'une voix douce, presque affectueuse. Laissez-moi vous aider. Vous avez plus qu’honoré votre sang.

Philippe hoche faiblement la tête, trop épuisé pour protester. Il s'appuie contre Rainer, sentant ses forces l'abandonner peu à peu.

Derrière eux, sur le champ de bataille, l'épée de Philippe gît dans la boue rougie, abandonnée parmi les milliers de cadavres qui témoignent de la fureur de Vienne.


Ferdinand
Seigneur d'Autriche

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