Vous n'êtes pas identifié(e).
Tout commença avec l'arrivée d'un certain « Pion », à la tête d'une bande d'Osterlichois défroqués, ou fuyant peut-être quelque chose.
Une année durant, ils harcelèrent sans relâche les bandes de pillards et de sauvages qui infestaient les quatre coins du royaume. Ils auraient pu en tirer quelque gloire ; il n'en fut rien. On ne couvre pas d'éloges un inconnu qui rechigne à se présenter et se dérobe à tout échange.
Puis vint le dérapage : le pillage de domaines okordiens, vestiges des anciennes maisons Zadams et Spleen. Des terres délabrées, certes, mais qu'on aille dire cela aux familles qui y ont perdu les leurs.
À force d'amasser des fortunes sur le dos des pillards et des domaines sans défense, Pion s'arrogea le droit de monter sur le trône. Sans un mot à la noblesse. Sans une présentation. Sans la moindre explication.
de: Roi Pion Ier
À tous les Okordiens,
Depuis ma plus tendre enfance mes proches m’ont toujours parlé d’Okord. Bien que je sois né et que j’ai grandi en Osterlich, on m’a toujours ramené au fait que mes ancêtres étaient d’Okord.
Je suis arrivé en Okord il y a un an pour retrouver mes ancêtres et mes origines. Avec peu de sous et quelques amis, la compagnie du Pion, j’ai tout de suite fait face a quelques félons. Des félons encore et toujours, des groupes qui ne respectaient pas les valeurs d’Okord. Je vous ai débarrassé de ces coquins encore et encore durant toute l’année. Et à chaque fois les villageois d’Okord m’ont offert spontanément des présents. J’ai accumulé un grand trésor grâce à la destruction de nombreux camps félons, et les lois d’Okord m’ont désigné roi de ce royaume.
Cependant la fierté que j’ai de porter cette couronne est entachée. Cette couronne je l’ai obtenu de la reconnaissance de mes actes par les habitants mêmes de ces terres. Et pourtant les nobles et les maîtres ne me reconnaissent pas de la sorte. Rejeté d’Osterlich me voilà rejeté d’Okord.
On me dit que je suis étranger. Certes je suis né en Osterlicht, mais aujourd’hui je suis Okordien. Est que les nobles renieraient leurs propres lois Okordiennes ? Est ce là l’expression d’une peur d’annexion à Osterlicht ?
Soyez en sûr, personne ne m’a envoyé en mission d’annexion à aucun royaume.On me dit que je suis un usurpateur. Je n’ai rien volé à personne. J’ai obtenu la couronne par mes propres moyens. Oui cela a été d’une facilité déconcertante et fulgurante, mais cela ne fait pas de moi un voleur de couronne. Si les nobles veulent qu’un étranger ne puisse plus obtenir la couronne si facilement alors je changerais la loi.
On m’a parlé de barbares Vangares aussi. J’ai bien eut vent de quelques histoires à leurs propos, mais je n’ai absolument rien à voir avec eux. Je suis arrivé d’Osterlicht il y a un an et leurs faits sont inconnus au delà des frontières. Un de ces Vangares est devenu roi d’Okord, il a organisé un tournoi auquel je n’ai pas participé, il a évoqué des lois qui ne furent pas mises en place. Je n’ai pas de liens ni avec ce roi Vangares ni avec aucun autre.
On m’a demandé aussi mon projet pour Okord. On m’a suggéré de restaurer les valeurs d’Okord. Honnêtement je vous le dis, mon rêve était d’installer ici sur ces terres une grande cité prospère. Mon souhait le plus cher est de retrouver les traces de mes origines.
Mon projet pour Okord ? Contribuer à voir le royaume prospérer, s’agrandir, s’enrichir.
Restaurer les valeurs d’Okord ? N’est ce pas une tâche bien lourde pour un seul homme, qu’il porte ou non la couronne du royaume.
Et quelles sont-elles ces valeurs ? Des codes de chevalerie ? Du respect mutuel ?À mes détracteurs je vous le dis :
- Oui je comprends aujourd’hui que certains de mes actes ont déplu. Je tiens à m’excuser auprès des seigneurs Zadams et Spleen, lorsque j’ai attaqué vos cités j’ignorais encore les codes. Aujourd’hui je vous propose d’installer une grange sur vos domaines afin de vous rembourser sur mes propres deniers les pertes que vous avez subies.
- Oui je suis originaire d’Osterlicht et mes mots ne changeront jamais cela. Mais si vous voulez qu’un étranger se sente Okordien, nobles, apprenez à l’accueillir et non plus de le désigner comme étranger alors que votre peuple l’acclame.
- Oui je me suis installé en Okord et je compte bien y rester. Je compte bien bâtir une cité plus grande et plus somptueuse que toutes les vôtres, pour que tous ses habitants s’y sentent heureux et en paix. Nombre d’Okordiens m’ont rejoins et suivi depuis un an, et cela continuera même si vous les nobles m’y refusez ce droit.Aux seigneurs de Chypre et Von Mayer,
Vos armées sont à mes portes.
42 000 guerriers face à mes 11 000 soldats.
Je n’ai reçu aucune lettre, quelles sont vos intentions ?
Est ce là l’expression de votre peur de l’étranger ?
Est ce là l’expression des valeurs Okordiennes que vous me demandez d’user ?--
- Pion Ier -
Et sûrement pas le dernier
Face au peu de réaction du royaume, deux vicomtes et un comte prirent sur eux d'aller à la rencontre de Pion, afin de lui inculquer le savoir-vivre okordien : on ne pille pas, et l'on gagne la confiance de la noblesse avant de lui ravir la couronne.
Ils levèrent un ost considérable pour venir « cueillir » Pion en sa demeure, sans effusion de sang. Le dessein était clairement annoncé : couper toute retraite au forcené et le contraindre à se rendre.
Il serait ensuite mené devant une assemblée okordienne, où son cas serait jugé en toute impartialité, sans haine et dans le dialogue. Tout le contraire des manières de Pion.
Pion,
Voilà une bien piètre manière d'adresser une missive à toute la noblesse okordienne, sachant que ni moi, ni le vicomte Theuderic, ni le vicomte de Chypre ne pouvons vous répondre publiquement. Vous ne nous laissez dans l'obligation d'un silence que d'aucuns jugeront coupable.
Non, Pion, vous n'êtes pas le bienvenu.
Non, Pion, les Okordiens ne vous ouvriront pas les bras si aisément.
Non, on ne pénètre pas en terre étrangère pour attaquer ses seigneurs, présenter ensuite ses excuses et prétendre au trône.La moindre des courtoisies eût été de vous entretenir avec les Okordiens, plutôt que d'amasser une fortune en pillant les pillards. Une année durant !
Il est aisé de se laver de ses péchés par le verbe, du moins en apparence. Mais nul n'est dupe.
Nous venons vous chercher, Pion, et non massacrer les onze mille fermiers okordiens que vous avez enrôlés, sans doute en leur promettant monts et merveilles, comme vous tentez de le faire avec nous.
Une assemblée okordienne vous jugera. Si vous prouvez votre bonne foi, peut-être les Okordiens vous accepteront-ils parmi eux : c'est l'issue que j'espère.
Okord est une terre de brassage et d'hospitalité, mais elle n'a que trop souffert des arrivistes sans manières.
Livrez-vous sans résistance : cela plaidera en votre faveur.
Dernière modification par HernfeltMayer (2026-09-23 09:06:03)
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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La réponse fut aussi décevante qu'on pouvait le craindre, mais elle eut au moins le mérite de trahir le véritable état d'esprit de Pion.
Privés du beau verbe du seigneur Aguilar Lautrec, ses écrits laissaient enfin transpirer sa vraie nature : celle d'un rustre, prêt à regarder mourir sans ciller les pauvres âmes qui le suivaient au lieu de se plier à un simple examen de conscience devant ses pairs.
de: Roi Pion Ier
Von Mayer,
Allez vous faire voir avec votre jugement et votre assemblée.
J’ai commencé la rédaction de cette lettre publique sur les conseils d’Aguilar Lautrec, j’en ai terminé la conclusion après avoir eut vent de vos troupes arrivantes.Vous voulez me juger pour quoi ?
Parce que des villageois m’ont remercié de les avoir débarrassé de félons ?
Parce qu’ils m’ont offert des vivres, des ressources, qu’ils ont offerts de me rejoindre ?
Parce que j’ai répondu à la quête qui accorde une extension de territoire à tout noble qui supplante 10 autres nobles ?Allez vous faire voir avec code de bonne tenue que vous ne respectez pas vous même.
Mes fermiers comme vous les appelez seront déplacés à l’abri, j’espère que vous aurez au moins le respect de ne pas tout degueulasser dans la cité quand vous y entrerez.Vous voulez me juger ?
Je viendrais en homme libre.
Mais faites bien attention au procès que vous me faites, vous risquez d’en subir un plus lourd encore.--
- Pion Ier -
Et sûrement pas le dernier
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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Après d'âpres tractations, dignes d'un forcené acculé, Pion finit par se rendre, conscient qu'il ne lui restait d'autre issue que de s'asseoir à la table de la noblesse okordienne.
Première leçon : on ne gagne pas les cœurs à la force des poings, mais par la force des mots.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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Le 24-IX-26
Lancelin avait informé Aguilar par missive de la reddition et de la détention du seigneur Pion 1er au châtelet du Pic de Peyresang . Quelques mots écrits rapidement sur un parchemin : "Aguilar est invité à rejoindre le Chatelêt du Pic de Peyresang afin d'y rencontrer Pion de visu . La justice nous anime. Libre à lui de prendre un avocat. Libre à toi d'accepter."
Et comme de son coté , le seigneur Pion 1er avait demandé à Aguilar par missive privée , juste avant de se laisser emmener par ses assaillants , des éclaircissements quand à l'attaque de son fief par les seigneurs Theuderic , Mayer et de Chypre , messire Lautrec décida de se rendre au châtelet pour le rencontrer et lui répondre de vive voix . Une fois sur place , Aguilar salua ses amis . Lancelin l'accueillit par ces mots :
- Aguilar, je suis attristé de devoir vous dire que l'espoir que vous avez mis en Pion est vain. Il s'avère être un rustre écervelé. J'espérais je l'avoue, qu'il soit autrement. Mais il a enfin accepté les conditions saine de reddition que nous lui proposions. Place au dialogue désormais .
S'il est ce jeune fougueux voulant tout casser, comme je le pense, j'aimerais que nous le gardions sous la main. Le cerbère aura peut être besoin de pattes vigoureuses en cas de retour des Vangares . Il serait alors un allié utile bien que difficile à suivre .
- *Un rictus se dessina sur le visage Theuderic* Mes amis, cela ne tiendrait qu'a moi, ce Pion 1er serait immédiatement égorgé. Mais, je vais me fier à votre jugement et lui laisser une chance de prouver qu'il est un vrai okordien.
- Patience , Theuderic , patience ! Ne soyez pas trop prompt à condamner cet homme , chers amis . Il est normal qu'ayant été attaqué comme un barbare , sans équité , il puisse réagir vivement sur le coup . Mais sa déclaration , hélas arrivée un peu tard , semble encourageante . Ses actes n'ont peut être été dus qu'à la méconnaissance de nos us et à l'inconscience de la situation . Et nous avons tout intérêt à nous faire des soutiens plutôt que des ennemis . Allons voir ca de plus près en le rencontrant .
Les quatre seigneurs se rendirent alors auprès du seigneur Pion 1er . Aguilar prit la parole .
- Je vous salue , messire Pion 1er . Je viens répondre en personne à votre dernière missive privée . J'espère que cette rencontre permettra à tous de répondre aux nombreuses questions que nous nous posons les uns sur les autres et de dissiper une bonne fois les éventuels malentendus qui se posent.
Nous avons correspondu par missive privée , messire Pion 1er , et vous m'avez demandé pour finir si l'attaque de votre fief par trois seigneurs coalisés répondait aux valeurs de chevalerie dont je prétendais me soucier . Je vous répond sans ambiguïté qu'assurément oui .
Car si vous regardez la situation objectivement , votre comportement depuis votre arrivée en Okord ressemble plus à celle d'un envahisseur étranger , ou d'un opportuniste sans scrupule , qu'à autre chose . Vous attaquez des seigneurs okordiens sans aucune explication , vous ne prenez aucun contact avec aucun okordien , et enfin alors que le royaume est sens dessus dessous vous vous emparez de la couronne et espérez qu'on vous reconnaisse Roi sans avoir jamais adressé un seul mot à aucune des grandes maisons dont vous espérez l'obéissance . De tels comportements ne peuvent susciter aucune adhésion et ne peuvent au contraire qu'entrainer un rejet .
Je pense que les seigneurs Theuderic , Mayer et de Chypre ont eu raison de vous attaquer et que leur réaction a été cohérente . Ils ont défendu les valeurs qu'ils souhaitent voir en Okord . Et je crois que c'est moi qui ai eu tord de ne pas me joindre à eux . Je répugne à utiliser la violence et cela m'amène parfois à manquer de cohérence .
Par ailleurs , j'ajoute que j'ai pris la peine de vous répondre par trois fois en vous indiquant la nécessité de lever les doutes vous concernant par une déclaration claire sur vos origines et vos intentions pour le royaume , et en soulignant l'urgence de le faire dans ma dernière missive , sans que vous preniez la peine de le faire à temps . Je vous trouve donc bien culotté de venir me chercher des noises sur ma probité dans votre dernier message, en laissant entendre que je ne met pas en pratique mes paroles et que vous rejetiez la faute sur d'autres alors qu'il vous aurait été facile d'éviter tout cela.
L'attaque que vous venez de subir , vous avez tout fait pour qu'elle arrive . Et surtout par des seigneurs qui prônent les valeurs de la chevalerie . Car vos comportements avaient tout de la barbarie , d'un envahissement extérieur ou d'un profiteur sans scrupule . Et les règles de la chevalerie ne s'appliquent évidemment pas dans ces cas . Les règles de chevalerie ne s'appliquent qu'à ceux qui en sont dignes , il s'agit de combats d'honneur qui ne sont possibles qu'entre gens honorables . Quand on se frotte à la barbarie , ce sont les règles de la barbarie qui s'appliquent . Vous vous êtes comporté en barbare , sans donner aucune explication , vous avez été traité en barbare .
Voilà pour les explications sur les faits passés . Mais ce qui est fait est fait . J'aimerais continuer sur le présent , et l'avenir .
Vous vous êtes , un peu tard , décidé à faire cette déclaration publique que je vous recommandais . Il est fort dommage qu'elle soit arrivée un peu tard , car de mon point de vue , je trouve que cette déclaration lève beaucoup des doutes et reproches qu'on pouvait vous faire . Elle aurait pu éviter beaucoup de choses en arrivant à temps .
Se tournant vers ses amis .
- Je pense que le seigneur Pion 1er s'est bien expliqué sur ses origines et les raisons , valables à mon sens , qui l'ont poussé à venir s'installer en Okord . Je pense qu'il a également tout à fait clarifié sa position concernant vangare , et que l'on peut être rassurés sur ce point . Je crois aussi qu'il nous a suffisamment donné d'indications sur ses intentions pour Okord , intentions qui me semblent louables également . Enfin , il s'est même excusé pour les attaques sur des okordiens et les morts qui s'ensuivirent , ce qui nous laisse supposer que celles ci étaient plus dues à la méconnaissance de nos us que par une volonté de nuire .
En conclusion , pour ma part , je suis d'avis de redonner sa pleine liberté au Seigneur Pion 1er , afin de lui donner une chance de continuer à découvrir nos coutumes et de devenir un okordien honorable comme il affirme vouloir le devenir . Conseillons lui surtout d'apprendre à plus communiquer avec les okordiens et à demander conseil avant toute action importante tant qu'il ne maitrise pas suffisamment nos habitudes .
Se tournant vers Pion 1er , puis vers ses amis .
- Qu'en pensez vous , messires ??
Dernière modification par Max (2026-09-25 21:24:13)
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* Pion écouta patiemment tout ce qui lui était dit. À plusieurs reprises il dût demander le silence auprès de ses compagnons derrière lui qui voulaient réagir à certains propos. De toutes évidences, certaines remarques et jugements ne plaisaient pas ou n’étaient pas compris par la compagnie. À la hâte il demanda au nain de prendre des notes des nombreuses remarques. *
- … Bien … Vous avez terminé ?
Avant toutes choses seigneur Lautrec j’aimerais vous remercier pour le dialogue que vous savez installé. Dialogue qui, s’il avait été installé par d’autres, aurait sûrement pu nous éviter peut être cette fastidieuse journée.
Lorsque je vous écoute, j’entends vos désaccords internes, mais surtout j’entends que certains m’ont déjà accusé avant même de m’avoir interrogé. Je me demande sincèrement si Okord mérite qu’on lui vienne en aide si l’on est accueilli de la sorte. Si chaque étranger est tout de suite désigné comme barbare, et que pour cette raison on l’attaque à la manière des barbares, croyez moi il va faire demi tour sur le champ et ne reviendra jamais.
Ceci étant dit, je vais essayer de répondre à vos propos.
* Pion se penche vers les notes tendues par son voisin rouquin *
Tout d’abord Vous me dites que j’attaque des Okordiens sans explications. J’ai nommé les deux Okordiens concernés, ils n’ont jamais répondu à mes missives. J’avais espéré les sortir de leur léthargie, il n’y a plus que les tavernes qui tiennent encore debout dans leurs domaines. Si vous autres Okordiens avez choisi de voir les murs de leurs cités s’effondrer sur eux mêmes, c’est votre choix et non le mien. J’espérais ainsi un réveil de leur part sur la tenue de leur domaine. Si ces seigneurs se sont manifestés depuis, j’en suis ravi.
Sachez cependant que ces batailles n’ont fait aucune victime, les domaines de ces seigneurs étant désertés.
Si votre remarque est de me faire comprendre que l’on ne bataille pas sans annonce publique alors deux choses. Où est la loi qui l’oblige ? Et ensuite où est l’annonce de la bataille à l’encontre de ma cité ?
Vous me dites que je ne prends contact avec aucun Okordien. C’est faux. J’ai eut plusieurs contacts avec ma suzeraine Théodora de Saxe pour des questions d’organisation générale. J’ai eut des échanges avec un groupement étrange, séparatistes je ne sais plus quoi, qui s’intéressait à mes méthodes militaires pour détruire les camps hostiles qui pullulent en Okord. À ce propos j’accepte vos remerciements pour ces actes envers ces camps… ha non pardon, à priori cela n’inquiète que les villageois. J’ai eut aussi contact avec le roi lui même, à qui je proposais d’être à son service, d’être son vassal. Oui messires. Offre que sa majesté a décliné peu de temps à mon accession au trône. J’ai aussi eut affaire à un employé du comté Von Mayer en salle du trône. Un barbare pour qui la couronne n’est rien d’autre qu’un objet sans valeur selon ses termes.
Mais si je suis bien originaire d’Osterlicht, je suis Okordien depuis plus d’un an. Et lesquels d’entre vous ont pris le soin de prendre contact avec moi ? Qui doit offrir l’hospitalité messires ? Est ce que vous pensez sérieusement que l’étranger devinera tout seul les coutumes de votre royaume si personne ne le prends sérieusement sous sa coupe ?
* lit le point suivant *
Ha , oui… Vous me pointez du doigt parce que je m’empare de la couronne dans un moment où le royaume est sans dessus dessous. Mais est ce ma faute ? A quel moment vous ais je empêché de le remettre droit sur ses fondations ? J’ai emmené ma compagnie à l’assaut de camps hostiles, j’ai été félicité et remercié par les villageois pour cela. Certes j’ai lancé mes troupes dans des enceintes désertée. Je n’en ai tiré aucune gloire, personne n’est mort. Le silence a succédé au silence. Ce n’est pas moi qui ait fixé vos lois Okordiennes, je n’ai volé la couronne à personne. On m’a attribué cette couronne à la suite de tous les camps hostiles détruits, mais je n’ai aucunement participé au fait que votre royaume soit sans dessus dessous comme vous dites.
Comme je l’ai déjà dis, j’ai proposé de soutenir le roi Guy Eder de Beaumanoir, qui a décliné. J’ai tendu la couronne à un homme de loi de la maison Von Mayer, celui là m’a dit que la couronne ne valait rien.
Alors pourquoi m’en voulez vous de l’avoir porté ?
Je vous le dis je suis choqué que vous ne vous battiez pas plus pour cette couronne. Elle a un sens, elle doit être défendue cette couronne ! Et si les lois ne conviennent plus, changez les !
Vous me dites que mon comportement ne suscite aucune adhésion mais plutôt un rejet ? Mais regardez vous sacrebleu, vous me reprochez des choses sans même avoir pris le temps de venir me parler. Vous critiquez mes actes et vous faites pire. Vous remettez en cause ma loyauté et tout le monde me laisse prendre la couronne !
Vous seigneur Lautrec je vous remercie car par vos lettres vous avez permis une prise de conscience sur mes actes. Surtout sur la perception de mes actes par d’autres seigneurs Okordiens.
Mais sacrebleu rendez vous compte, vous m’avez demandé ma position sur les Vangars. Mais qu’est ce que j’en ai une position sur des barbares que je ne connais ni d’Ohm ni d’Osterlicht ? Je ne peux décemment pas avoir d’avis là dessus je vous en prie. Alors non je vous le redis je n’ai absolument rien à voir avec ces inconnus.
Vous m’avez demandé mes origines, je n’ai jamais menti dessus. Je viens d’Osterlicht. Et il me semblait que depuis de longues années nombre d’Okordiens étaient bien contents d’avoir leur domaine sur les terres d’Osterlicht non ? À quel moment l’Osterlichois est redevenu le barbare mangeur d’enfants Okordiens ? Faites grandir votre peuple bon sang, cessez de l’enfermer dans cette peur grotesque. Oui je suis d’origine Osterlichois, et aujourd’hui tant que je ne serais pas exilé je serais Okordiens !
Vous me demandez mes intentions pour le royaume ? Mais qu’est ce que vous voulez que je vous réponde d’autre que la vérité ? Je veux une grande cité, la plus belle et la plus grande, je veux que le peuple qui y habite soit heureux et qu’on n’y manque de rien, que la fête y soit tous les soirs. Voilà ce que je veux. Et oui je veux aussi être le roi d’Okord, pour que la fête soit dans toutes les cités d’Okord, pas uniquement dans la mienne !
* lit la suite * C’était quoi après déjà ? Ha oui.
* reprend *
Vous me mettez aussi en garde sur le fait que je doive rapidement communiquer à tout le peuple Okordien par missive. Alors je vous prie de bien vouloir m’excuser mais d’une part, je ne crois pas avoir reçu de missive du roi Guy Eder de Beaumanoir ni lors de sa première ni lors de sa seconde accession au trône. Je n’ai pas pu prendre exemple sur un tel exercice. Et d’autre part étant soumis à une certaine pression de la part de plusieurs nobles, j’ai voulu faire les choses bien en choisissant chaque mot, chaque terme. Je voulais que cette lettre nous évite cette journée tout simplement.
En conclusion, je suis aux yeux de certains un barbare. C’est votre vision. Je vous invite à vous regarder vos propres actes.
Qui a pris le soin et le temps de converser avec moi pour m’alerter me prévenir ou me questionner tout simplement ? Personne.
Qui a remercié ma compagnie pour tout le travail réalisé à l’encontre des camps hostiles ? Personne.
Qui s’est proposé pour m’aider à changer les lois ? Personne.
Qui a lancé un ost de plusieurs seigneurs sans même avoir pris le temps de connaître mes motivations ? Des barbares.
Je suis venu en Okord pour une quête personnelle et pour un rêve de bâtisseur.
Si vous, quelques élus de la noblesse Okordienne, jugez que je ne suis qu’un barbare, alors ma place ne sera plus en Okord.
* le paysan derrière demande à haute voix à Pion *
Ça veut dire que je rentrerais enfin chez moi ?
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Seigneur Pion 1er , concernant vos actes , nous ne parlons pas de lois que vous auriez enfreintes , ces lois n'existent plus et ont été emportées dans la ruine du royaume . Nous parlons des valeurs qui vous guident . Ce que nous vous reprochons , c'est qu'en apparence vos valeurs ne vous empêchent aucunement de vous en prendre à ceux qui ne vous menacent nullement , quitte à les éliminer . Il n'est pas question de loi à suivre , juste des valeurs qui sous-tendent vos actes . Et vos actes et les valeurs qui les sous-tendent ont toutes les apparences de la barbarie , tant que vous ne prenez pas la parole pour éclairer les faits dont nous ignorons tout . Peu importe des lois qui n'existent plus , ce sont vos actes et vos valeurs qui nous posent un problème .
Vous voyez un désaccord entre nous ! Je me demande bien où ? Relisez vos notes , j'ai au contraire affirmé que les seigneurs qui vous avaient attaqué ont eu raison de le faire . Vous appelez ca un désaccord ?
Eh sinon , seigneur Pion 1er , tout ce que vous nous dites maintenant , je suis bien aise de l'apprendre . Et bien triste à la fois , car il aurait suffit que nous le sachions pour que rien de tout cela ne survint . Le problème est que vous ne nous le dites que maintenant . Trop tard , hélas ! Comment voulez vous que nous devinions ces prises de contact , ces morts qui n'ont pas existés en fait , etc ... Nous ne sommes pas devins et nos druides ne se préoccupent pas de tels problèmes dans leurs oracles , ils ont bien autre chose à faire . Vous nous reprochez de ne pas avoir su ce que vous nous avez tu ! Je le répète , sur ce point vous êtes responsable .
Pour ce qui est de ne pas avoir pris contact avec d'autres maisons , nous n'avons pas la même conception des choses . Je considère que c'est à celui qui veut entrer quelque part de frapper à la porte , et non à celui qui va recevoir de le faire . Lorsque vous voulez des conseils , encore faut il les demander , les autres ne peuvent deviner , une fois de plus , que vous souhaitez des conseils . Cela semble aller de soi .
Ne vous faites pas plus bête que vous ne l'êtes , Messire Pion 1er , à moins que ce ne soient vos nerfs qui vous lâchent . Nous ne vous reprochons pas d'avoir pris la couronne , nous vous reprochons de na pas vous être fait reconnaitre par les maisons nobles d'Okord . Le peuple qui vous a mené au trône est une composante d'Okord , les maisons nobles en sont une autre qui compte autant que le peuple , et ceci est vrai dans tous les royaumes du monde connu . Et vous avez totalement négligé ces maisons nobles , qui , elles , vous ont destitué .
Votre position sur vangare , vous venez de nous la donner , toujours trop tard , "vous ne les connaissez pas" , cela nous suffit parfaitement comme position , puisqu'il faut tout vous expliquer . Votre projet pour Okord , même chose , trop tard , toujours trop tard , faire un royaume prospère et où il fait bon vivre comme vous nous le dites maintenant aurait parfaitement suffit aussi . Que croyez vous qu'on vous demandait ? Mes mots étaient clairs , vous affectez de ne pas les avoir compris . Tous les seigneurs avant vous à qui j'ai posé les mêmes questions les ont toujours comprises sans difficulté .
Je vous reconnais toutefois une circonstance atténuante , un tord qui à mon sens nous revient , les choses ont été très vite . Peut être trop vite . Culpa Nostra !
Maintenant , Seigneur Pion 1er , vous avez dit ce que vous aviez à me dire , et j'ai dit ce que j'avais à vous dire . A nous d'en faire ce que nous voudrons . De votre coté , vous vous remettrez en cause en reconnaissant le bien fondé éventuel de mes propos , ou vous resterez sur votre quand à soi et les rejetterez . Je vous ai donné les clefs , certains de nos us , pour savoir comment faire pour devenir un okordien . Nous sommes attachés à l'esprit chevaleresque et c'est à vous de demander ce qui vous manque , non l'inverse . A vous de voir et de choisir la voie que vous souhaitez pour l'avenir .
Concernant votre détention , j'ai déjà dit ce que j'en pensais . Je ne me répèterais donc pas . Ce sont les seigneurs Theuderic , mayer et de Chypre qui vous retiennent . Il leur appartient donc de décider de votre sort . Quoiqu'ils décident , je me rangerais à leur décision . N'y voyez aucun désaccord cette fois ci , et au contraire .
Dernière modification par Max (2026-09-26 03:01:32)
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Lancelin laissa le silence retomber, puis s'avança d'un pas, un sourire en coin.
Un an de silence, Pion, et vous voilà qui rattrapez tout en une seule tirade. Votre monologue était diablement divertissant, bien qu'un peu long à partir de la deuxième phrase. Vous savez ce qu'on dit aux échecs : un pion qui reste immobile toute une année, puis traverse l'échiquier d'un seul trait, finit par se prendre pour une dame. Méfiez-vous, c'est souvent là qu'il se fait prendre.
Vous nous traitez de barbares. Je passerai sur l'insulte : un homme acculé mord la main qui le tient. Mais retenez ceci : des barbares ne vous auraient pas laissé parler.
Vous dites que nul ne vous a tendu la main. Sur ce point, je vous l'accorde, Okord a été un hôte négligent. Cela n'excuse rien de vos actes, mais cela explique une part de notre malentendu.
Vous accusez aussi un homme de ma maison d'avoir méprisé la couronne. Sachez que le Pic de Peyresang laisse à ses habitants une grande liberté de penser et de parler, en toute responsabilité.
Il se tourna vers le roi et inclina la tête.
Majesté, voici ce que je vous soumets. Que Pion soit libéré, à quatre conditions.
Qu'il répare ses torts envers les maisons Zadams et Spleen avant la prochaine lune.
Qu'un seigneur okordien le parraine, et qu'il le consulte avant de lever l'épée contre quiconque en ce royaume.
Que ses onze mille hommes répondent à l'appel d'Okord si les Vangares reparaissent.
Enfin, puisqu'il déplore que personne ne l'aide à changer les lois, qu'il siège parmi ceux qui les réécriront le cas échéant.
La décision vous revient.
Puis il revint vers Pion, le prit par l'épaule et le mena jusqu'à l'embrasure. Au-delà des remparts du châtelet, les cimes qui bordent le Pic de Peyresang découpaient le ciel.
Vous parlez de quitter Okord. Regardez. Ce col, là-bas, mène tout droit en Osterlich : deux ou trois jours de cheval, pas davantage. Si nos manières ne vous conviennent pas, le chemin est ouvert. Nous ne vous retiendrons pas.
Mais si vous restez, ce sera à nos conditions, et à visage découvert. À vous de choisir, Pion : la porte ou le col.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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* Pion regarda le col moins d’une seconde puis dévisagea le comte de la tête aux pieds avant de secouer la tête avec un petit rictus avant de retourner vers la place qu’il occupait précédemment. *
Seigneurs d’Okord,
Vous me parlez comme si j’avais à prouver quoique ce soit, comme si j’étais captif de vos maisons. Mais ma compagnie est venue librement et repartira librement, quoique vous vouliez m’imposer.
Vous me dites que j’aurais dû me présenter à chaque noble avant de prendre la couronne ? Qu’il aurait fallu un accord de certaines maisons pour qu’il me soit permis de porter la couronne ?
J’ai fais le plus important, j’ai présenté mon allégeance au roi De Beaumanoir avant de prendre la couronne. En la refusant c’est le roi lui même qui m’a adoubé et a en plus de sa missive confirmé son accord de mon accession au trône.
J’ignore votre place sur l’échiquier messires, mais j’ai respecté l’essentiel, j’ai respecté la couronne elle même. Vous êtes en désaccord avec le roi lui-même, comptez vous monter un ost pour lui montrer votre désaccord ?
Vous me dites que je dois être parrainé et que je devrais consulter ce parrain avant de bouger le moindre petit doigt ? Mais vous même comte, avez vous consulté le roi, alors prince-roi déchu, avant de lancer vos troupes contre ma cité ? Qu’auriez vous fais alors en apprenant la missive que le roi m’a faite ?
* lève le menton en fixant le comte Von Mayer d’un air de défi *
Voila tout ce que je vous dis, vous me reprochez des choses que vous ne respectez pas vous même.
Et vous voudriez que je reparte en Osterlicht si vos méthodes ne me plaisent pas ?
Non comte Von Mayer votre méthode ne me convient pas. Vous me traitez de barbare sans me connaître, mais vous m’attaquer sans le moindre mot préalable. Et maintenant vous me demander d’annoncer à tout le royaume la moindre de mes escarmouches ? Alors que vous ne le faites pas vous même ?
Vous doutez de ma reconnaissance envers la couronne et vous laissez librement un homme de votre domaine la critiquer ouvertement en salle du trône ?
Non comte Von Mayer je ne suivrais pas vos méthodes.
D’ailleurs, je me suis renseigné sur votre maison en chemin jusqu’à votre domaine aujourd’hui, et je suis étonné que vous me demandiez d’annoncer publiquement que je lèverais mon armée à l’encontre des Vangares s’ils réapparaissent. L’avez vous fais vous même ? Qui s’est opposé à l’accession sur le trône du roi Vangar ? Vous ? … Non.
* se tourne vers le roi *
Majesté Roi De Beaumanoir, je vais vous épargner la réponse au comte Von Mayer, et c’est en Okordien libre que j’annonce à tous ici ce qui suit.
Je renouvelle mon offre envers les maisons Spleen et Zadams d’installer une grange sur leur domaine. Ils bénéficieront d’une aide bien supérieure aux dégâts subis étant donné qu’ils n’ont subis aucune destruction ni aucun mort.
Par la meme occasion j’invite tout seigneur Okordien qui serait en difficulté de ressources à devenir mon vassal afin que j’établisse une grange sur son domaine.
Je demande qu’il soit faite loi que tout Okordien doit prévenir d’une attaque militaire, et qu’il soit laissé deux lunes au défenseur pour installer ses défenses.
Je renouvelle mon annonce faite en salle du trône lorsque je portais la couronne, que je participerais à la rédaction des lois nécessaires pour qu’Okord devienne un grand et honorable royaume. Et j’espère que cette fois ci tous ici présents feront parti de cette assemblée.
Je confirme ici devant vous Majesté que je m’opposerai à tout camp hostile envers la stabilité et la couronne d’Okord, qu’il se fasse appeler Vangar ou qu’il travaille pour le comte Von Mayer.
Et enfin, puisque c’est une ancienne loi établie en Okord, je demande casus belli contre chacune des trois maisons qui ont détruit les murailles de ma cité. Bien entendu, casus belli est aussi attribué aux maisons Spleen et Zadams à mon encontre.
Je me plierais face aux lois d’Okord et à la décision du roi.
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Oh, excusez moi... Je ne vous ai pas écouté après le mot "échiquier".
Pion... Échiquier... J'aime votre humour.
Lancelin lance un grand sourire avant de lancer à voix basse à Pion.
C'est une main tendu que je vous propose imbecile... Certains des seigneurs présents voulaient votre mort !
Dernière modification par HernfeltMayer (2026-09-27 12:27:34)
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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Tranquillement assis, Sa Majesté écoutait d'un air distrait les discussions. Puis, à la mention de son nom par le seigneur Pion, leva un sourcil, écoutant plus attentivement.
Il se tourna vers le seigneur Pion et prit la parole :
« Ne nous prenez pas pour des idiots seigneur Pion. Votre demande d'allégeance à mon égard n'était qu'un stratagème afin de servir vos propres intérêts. Vous vouliez rester baron et continuer à amasser des richesses en toute tranquillité. Le moment venu, vous m'auriez trahi sans aucun scrupule.
Vous prétendez aussi ne rien connaître des vangars, pourtant durant un an, vous avez été membre de la chaîne vassalique du seigneur Rainer d'Autriche.
Vous vous drapez du drap de la vertu, mais, en réalité une seule chose compte pour vous : votre ambition, et vous semblez ne reculer devant rien pour la satisfaire.»
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* Pion écouta le roi puis répondit immédiatement. *
Ha vous êtes formidables, tous. Vous savez finalement mieux que moi quelles sont mes intentions en ce royaume. Mais pourquoi m’avez vous donc demandé de venir m’exprimer et répondre à vos questions en ces lieux ?
J’ai été vassal de la dame Theodora de Saxe, et je vous certifie que je n’ai eut de conversation qu’avec les personnes déjà citées. Si j’étais bien membre d’une chaîne vassalique, celle-ni n’utilisait aucun canaux de communication interne à la chaîne. J’ai reçu pour seuls messages du dit Rainer d’Autriche les mêmes que vous, ceux qu’il eut envoyé à tous les seigneurs d’Okord. Je n’ai même pas participé au tournoi royal qu’il avait organisé.
* s’arrête quelques instants avant de reprendre *
Je ne sais pas pourquoi j’essaie de vous expliquer tout cela.
Vous avez déjà tous décidé que j’étais un barbare, que nous étions venu pour déstabiliser votre royaume…
Hé bien finalement cela ne sert à rien de discuter avec vous finalement vous ne voulez pas entendre ni croire ce qu’on vous dit.
Alors je vous laisse dans vos croyances, et bon courage dans vos projets de grandeurs.
* Pion se retourne vers sa compagnie et leur adressé un simple. *
On s’en va.
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*Theuderic avait écouté les échanges entre les seigneurs d'okord et Pion 1er avec une grande attention. Il avait beaucoup sourit, souvent levé les yeux au ciel aux réponses de Pion.*
"Messire Pion ! Attendez je vous prie !" Deyne et Genseric avaient leurs mains sur leurs lames prêt à dégainer, Theuderic leur fit signe de n'en rien faire.
"Mes amis, Mes Seigneurs, Seigneur Pion, toutes ces palabres sont très intéressantes. Mais personnes n'a vraiment mit la situation sur la table, le royaume d'Okord est une coquille vide. Chaque domaine est autonome depuis plusieurs lunes. Ne vous en déplaise Roi Eder, vous prenez le trône après bien des catastrophes. Bon nombres causés par les Vangares, mais aussi par l’incurie de nombres de seigneur d'Okord. Je me compte dans ceux là, j'ai souvent privilégié la Norbury au détriment du royaume."
"Pour en revenir à vous, Sir Pion, vous arrivez avec vos mercenaires, certes vous nettoyer nos routes des bandits et je vous en remercie, les seigneurs présents ici aussi sans doute, puis vous prenez le trône et demandez à être acclamé Roi. Dans un royaume en proie à la famine, la maladie, la guerre, la mauvaise gestion, l'émigration massive, vous vous doutez bien que ceux qui restent sont plus que méfiant, surtout quand l'on s'en vient de l'étranger. Nous avons été prompt à sortir nos armées, nos excuses, nous n'avions pas été assez rapide face aux vangares et nous ne voulions pas être de nouveau pris au dépourvu."
Dernière modification par bosco84 (2026-09-27 00:15:18)
Terre de Norbury
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A la vue du seigneur de Beaumanoir , Aguilar sursaute de surprise , puis il se lève de sa chaise et s'exclame :
- Ca alors ! Seigneur de Beaumanoir ! Nous aurions donc un Roi ? Personne ne nous a pourtant jamais prévenu , surtout pas vous même . Je n'ai jamais eu vent d'aucune action ni de prise de parole de votre part et on m'a toujours dit que la SDT était déserte . Nous n'avions plus de loi , plus de roi , et nous voilà avec deux !!! Quel grand jour !
Nous allons donc pouvoir en profiter pour vous poser exactement les mêmes questions que celles que j'ai posées au seigneur Pion 1er , et que j'avais posées aux rois qui vous ont précédés . Quelles sont vos intentions pour le royaume ? Quelles valeurs souhaitez vous défendre ? Pourquoi n'avez vous jamais contacté aucune des grandes familles de ce royaume pour gouverner ? Ceci afin que nous puissions savoir si nous reconnaissons votre autorité ou pas . Ce qui n'est pas le cas pour l'instant , cela va sans dire , puisque c'est la première fois que je vous entend parler et que je vous vois et que vous êtes un parfait inconnu pour moi et pour les okordiens . Vous portez bien votre surnom .
Okord va peut être enfin pouvoir sortir de la déliquescence dans laquelle il se trouve depuis vangare .
Se tournant vers Pion 1er et son groupe qui se dirige vers la sortie :
- Seigneur Pion 1er , faites preuve de discernement et ne nous mettez pas tous dans le même sac , je vous prie . Nous sommes tous différents .
Dernière modification par Max (2026-09-27 01:19:07)
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Oui Pion, vous vous comportez comme un barbare.
Vous venez, vous et votre compagnie de cirque, et tentez maladroitement de forcer le pas auprès de la majorité des seigneurs Okordiens présents.
Malgré Aguilar qui fait un pas dans votre direction, vous décidez de partir sans même faire membre honorable et proposer au Roi une conciliation.
On dit de vous que vous aimez "casser des crânes et ramasser tout ce qui traîne", je n'invente rien.
Voilà d'ailleurs une passion pas du tout barbare... non... du tout... Grand sourire
Ne quittez pas les lieux.
Proposez quelque chose de constructif au lieu d'essayer de vous justifier ou de vous enfuir comme un enfant.
Je pense que cette assemblée est prête à l'entendre.
Dernière modification par HernfeltMayer (2026-09-27 12:38:51)
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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"Messieurs ! Nous palabrons depuis un bon moment, nous nous lançons des accusations, mais nous n'allons pas au fond des choses. Nous tous ici sommes venus pour redonner au Royaume d'Okord sa grandeur.
Messire Pion a cru bon de pouvoir prendre le trône pour sauver le royaume, Messire Eder, Roi, semble dépassé par la tâche. Nous tous ici devons lui venir en aide. Scellons un pacte, ne nous séparons que quand le royaume sera sauf !
Mais par où commencer ?
Il nous faut sécuriser les routes pour que le commerce reprennent, que les récoltent soient vendus et que le peuple soit nourrit. Messire Pion a déjà commencé le travail en combattant de façon efficace les brigands qui sévissent partout en Okord. Je propose que l'on s'y mettent tous, ramenons l'ordre et la paix. (possibilité de plusieurs batailles entre nous, certains joueront les nobles okordiens, d'autres les brigands.
Ensuite, nous devons convaincre, par la force si il le faut, les domaines, les villes, les communautés hostiles à la couronne, ou simplement sceptique, de revenir dans le giron de la couronne. (possibilité la encore de batailles, certains joueront le parti du royaume, d'autres des seigneurs disons un peu rebelles.)
Dites mois si vous voyez d'autres choses à faire pour rétablir le royaume ?" (avec possibilité ou non de batailles.)
Terre de Norbury
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Messire Theuderic , vous avez bien parlé . Je partage votre opinion sur le fait que le renouveau du royaume doit être œuvre collective . Sécuriser nos routes est nécessaire et il faut le faire . Rallier les maisons au royaume par l'exemple et par nos actions pour le royaume , il faut le faire aussi .
Par contre , rallier une maison par la force , il faudrait m'expliquer comment cela est possible . Il me semble que l'utilisation de la force produit plutôt des ennemis que des alliés . On n'obtient pas une adhésion par la force , au mieux on obtient une soumission , et un ennemi du même coup , qui n'attendra qu'une occasion pour se retourner . Un seul exemple , je n'ai pas l'impression que l'attaque sur le seigneur Pion l'ait beaucoup rallié à nous et à Okord .
Mise à part cette réserve , je soutien vos propos d'actions collectives . Je crois que la première chose à faire est de nous trouver un Roi digne de ce nom pour incarner ce renouveau et permettre au royaume d'aller de l'avant . Sans un Roi efficient , nos actions seront forcément fortement limitées .
Or , il n'est évidemment pas question pour ma maison de soutenir un seigneur qui me serait inconnu et dont je n'aurais pas la moindre idée de ce qu'il veut faire pour Okord . Je ne peux pas risquer de cautionner une ligne qui ne correspond pas à mes valeurs , c'est évident .
Or , je suis bien obligé de constater que le seigneur de Beaumanoir ne nous a jamais rien dit de ce qu'il souhaite faire . Pire , je suis bien obligé de constater qu'il n'a jusque là jamais rien fait du tout . Si cela devait changer , je serais le premier à m'en réjouir et à réviser ma position sans tarder , mais je constate que nous attendons depuis un bon moment déjà , et que nous attendons toujours . Ce n'est pas ainsi que les choses risquent d'avancer .
Je suis donc bien obligé de constater que parmi les jeunes seigneurs ayant suffisamment de prestige pour envisager de monter sur le trône actuellement ... le seigneur Pion est bien le seul sur lequel nous avons pu apprendre , difficilement j'en conviens mais tout de même , la vision pour le royaume . Et cette vision , bien qu'à peine esquissée , m'a semblée conforme à mes valeurs . Si vous voyez un autre postulant , dites le moi ?
Entre un roi inconnu et absent (à moins que cela ne change) , donc pas de roi , et un roi présent et qui semble convenir , mon choix est évident .
Malheureusement , nos relations avec le seigneur Pion viennent de commencer bien mal . Pourtant , de mon point de vue , ces difficultés sont plus liées à des malentendus et des questions d'ego qu'à autre chose . Je suggère à tous de reprendre ses esprits , de retrouver le calme qui permet la lucidité , puis de réaborder la question . Je continue de penser que le seigneur Pion pourrait faire un bon roi , pour peu qu'on ne l'aborde pas en l'attaquant . Il a sans doute fait des erreurs de communication , et d'autres erreurs aussi qu'il a reconnues et pour lesquelles il s'est excusé , ce qui est honorable de sa part , mais nous faisons tous des erreurs . Et je constate surtout qu'en l'état actuel des choses , il est bien le seul postulant possible !
A défaut de roi , il y aurait également la possibilité de désigner un Régent . Mais cela soulève pas mal de difficultés . Peut être pourrions nous laisser sa chance au seigneur Pion , si toutefois il l'acceptait encore ?
Si ces propositions ne vous conviennent pas , faites m'en d'autres ! Ne palabrons plus dans le vide ou théoriquement comme l'a dit le seigneur Theuderic , soyons pragmatiques et avançons . Quelles autres propositions concrètes proposez vous si les miennes ne vous conviennent pas ?
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Moi ! Lancelin lève le doigt, grand sourire aux lèvres.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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*Theuderic avait écouté religieusement le seigneur Lautrec.*
"Messire Lautrec, merci de votre soutien, merci aussi de me ramener sur une voie plus consensuel, aucun Seigneur ou domaine ne devrait être retourné par la force au sein du Royaume d'Okord.
J'insiste sur la sécurisation des routes, mais aussi des contrés désertés par un seigneur, ou vive de petites gens éparpillés aux quatre vents. La Norbury se propose d'ailleurs d'installer une colonie dans un endroit dépeuplé du Royaume. Le lieu pour ce nouvelle établissement n'est pas encore choisis, il faut d'abord débarrasser le royaume des brigands et autres pillards.
J'aimerais également mettre sur la table le problème du commerce, bon nombres de nos comptoirs sont abandonnés et en ruines, il nous faudra en construire de nouveaux pour que le commerce soit de nouveau florissant en Okord.
Concernant les effets de la famine et des épidémies sur le peuple, la Maison Vivesource, le seigneur Ferdinand l'Abondant, et moi même avons financé et fait construire l’Hospice de Belles-Eaux sur les terres du vieux Duluth, siège de la Maison de l'Abondant. Il serait judicieux d'en construire un second dans le royaume pour soulager le petit peuple.
Enfin, renouer des relations avec les voisins d'Okord est très important, des bruits de pillards franchissant les frontières d'Okord du Nord au Sud et d'Est en Ouest nous parviennent. Reprendre contact pourrait faciliter la fin de ces pillages qui j'en suis certains ne sont pas le fruit de nos voisins mais de certains de leurs sujets avides de richesses facile à prendre.
Concernant le nouveau Roi, j'attends de vous Sire Eder que vous preniez une nouvelle fois la parole pour nous convaincre de vous conserver comme Roi. Sinon, je pourrais bien proposer la candidature pour acclamation du Seigneur Von Mayer qui semble volontaire et très compétent. Ne vous en déplaise Messire Pion."
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* la petite compagnie s’était levée à l’ordre de Pion *
- On prend le col ?
Avait demandé Jehan le paysan.
- Avances et tais toi lui avait répondue sèchement Ysabeau.
* mais à peine avaient ils fait quelques pas que Pion s’arrêta à l’appel du seigneur Theuderic.
Ils restèrent là immobile à écouter le vicomte.
Pion sembla rester tendu, mais avant qu’il puisse répondre tous furent surpris par la réaction du marquis Aguilar, qu’ils écoutèrent donc.
Ce qui permis à Pion de se détendre un peu.
Mais il se tendit de nouveau à l’écoute de Von Mayer.
Puis Theuderic reprit la parole, puis de nouveau Aguilar Lautrec.
Lorsque ce dernier arriva à parler de soutenir un roi d’Okord légitime et qu’il nomma Pion parmi ses prétendants, alors Pion se tourna vers sa compagnie et leur adressa doucement, un sourire en coin :
- Vous pouvez vous rassoir, ça devient intéressant.
Ce qu’ils firent tous.
- Donc on prend pas le col ?
- Tais toi et assied toi.
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Messire Theuderic , nous sommes d'accord et je vous suis tout à fait dans vos propositions . Il va falloir surveiller sérieusement ces pillards qui sont annoncés et intervenir si besoin . La reprise d'une diplomatie okordienne sera essentielle également pour notre sécurité extérieure . Il y a du pain sur la planche , assurément .
Aaaahh ! Messire Lancelin , si votre candidature est sérieuse , je vous prend au mot volontiers . Et vous connaissant plutôt bien , je suis prêt à vous accorder de suite mon soutien .
Pourtant , je ne suis pas expert en ces questions , mais il me semble que si vous n'avez pas le prestige suffisant pour être roi par la procédure habituelle , vous ne pourriez être que Régent . Si vous êtes choisi par vos pairs . Est ce que je me trompe ? Et comme le dit Messire Theuderic , il faudrait dans ce cas vous faire élire par acclamations .
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Le prestige, le prestige...
Lancelin fait le tour d'Aguilar en riant.
... ça se travaille le prestige.
Il s'arrête devant son ami et pointe du doigt le Pion.
Regardez, celui là a eu du prestige en détroussant des vas nus pieds !
Puis se promenant il s'arrête devant le Roi Guy Eder de Beaumanoir et quelques seigneurs restés mutins.
Pour faire un bon roi, accepté de la noblesse Okordienne, Aguilar, il faut certes du prestige de sang versé. Mais il faut avant tout respecter les familles et ne pas les prendre à parti en public comme vous l'avez fait. Le respect est mutuel. Le Roi de Beaumanoir n'est certes pas le plus éloquent des Rois, mais il est d'une lignée digne d'Okordien. Reconnaissez lui le panache d'être le seul Prince à avoir osé reprendre la trône à ces Vangares. Les seigneurs Whillem et Cyfoeth...
Il leur affiche une légère courbette.
...Voilà deux domaines représentatifs de notre royaume. L'un est un seigneur courageux que je sais fils d'un forgeron, l'autre est représentant d'une tribu toute entière qui, malgré le temps qui passe, résiste et entretien sa culture.
Il revient sur Pion.
Vous ! Pion. Quel est votre nom ?
Qui se cache derrière ce sobriquet ?
Je suis certain que derrière vos manières rustres, vous avez quelque chose à apporter à Okord.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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* Pion dodelina de la tête à l’écoute de Lancelin. *
Vous dites qu’il faut du respect mutuel ? Un bon roi pourrait commencer par écouter. Le seigneur Lautrec a suggéré qu’on arrête de m’attaquer. Le seigneur Theuderic s’est excusé d’avoir participé à votre prompt attaque armée.
Peut être que vous pourriez arrêter de m’insulter à tout bout de champ en me pointant du doigt, en me traitant de barbare, de rustre, en minimisant mes actes déjà réalisés pour le royaume ?
Écoutez ce qu’il se dit ici seigneur Von Mayer, la question n’est plus de savoir si je suis au service de barbares.
La question est de déterminer celui qui saura unir les seigneurs d’Okord pour la reconstruction du royaume.
Vous qui réclamez du respect mutuel êtes encore le seul à me comparer à un barbare.
Vous qui vous dites postulant honorable à la régence d’Okord, vous avez fais bâtir une caserne sur mes terres.
Vous avez dis que mon armée serait nécessaire afin d’affronter toute organisation étrangère ou barbare. Mais le serment que je vous ai porté vous l’avez obtenu par la force et non par le respect que l’on vous porte.
Vous vous demandez si je peux apporter quelque chose au royaume ? J’ai déjà fais ici en ce lieu des propositions et aussi courte a été ma présence en salle du trône j’y avais formulé des propositions pour réviser des lois. J’y avais même proposer que ces révisions soient travaillées avec tout volontaire.
J’ai soulevé ici des propositions à partir des remarques entendues, le seigneur Theuderic a aussi soulevé des points importants pour le royaume. Mais vous qui vous sentez l’âme d’un rassembleur n’avez rien proposé d’autre que des obligations royales à mon encontre.
Le prestige ça se travaille comme vous dites, mais le respect se gagne par les actes et pas seulement par les mots.
Seigneur Theuderic vous dites que vous êtes prêt à suivre le seigneur Von Mayer. Vous l’avez déjà suivi dans son ost, pourtant vous vous êtes excusé de cette attaque.
Seigneur Aguilar vous dites être prêt à suivre le seigneur Von Mayer parce que vous le connaissez.
Vous ne me connaissez pas, je comprends. Mais je ne connais pas non plus le seigneur Von Mayer.
Au contraire qu’est ce que j’observe depuis un certain temps ? Pas le respect mutuel dont il veut se faire le porte parole. Insultes, provocations. Ni excuses ni réparations. Une caserne et toujours une soumission forcée.
Ne nous leurrons pas, de la même manière que vous êtes méfiants à l’idée de suivre un roi inconnu, chaque Okordien sera méfiant à l’idée de suivre un seigneur qui n’est pas suffisamment respecté par tout le royaume.
Les lois Okordiennes et le système Okordien en général appelle à être revu, mais Okord ne pourra pas revoir tout cela à partir d’une révolution.
Il faut donc partir, comme l’évoquait le seigneur Lautrec il me semble, d’une union de maisons Okordiennes réunies autour d’un seigneur en capacité légale de faire évoluer le système. N’ajoutons pas une instabilité supplémentaire à la situation actuelle.
Alors je n’irais pas par Quatre Chemins, seigneur de Beaumanoir, actuel roi d’Okord, avez vous la volonté d’être le cœur d’une nouvelle union Okordienne dont l’objectif est de protéger le royaume d’Okord et ses valeurs, et de le faire prospérer ?
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Sa Majesté bâilla, puis regarda le seigneur Aguilar Lautrec en souriant.
« Vous posez beaucoup de questions seigneur Aguilar. Si vous vous souciez autant du royaume, venez prendre la couronne ! Mais vous ne le ferez pas, votre maison a bien trop peur des Vangars. »
Regarde les autres seigneurs.
« Vous parlez de reconstruire le royaume, mais quand celui-ci sera en danger, que ferez-vous mes seigneurs ? Tôt ou tard, le seigneur Rainer d'Autriche reviendra et son regard se tournera vers la couronne d'Okord. »
Son regard se pose avec insistance sur le seigneur Pion.
« À ce moment, que vaudra votre nouvelle union seigneur Pion ? Vous qui voulez tant le trône, êtes-vous prêt à vous battre jusqu'à la mort pour protéger le royaume ? Ou ploierez-vous le genou devant lui sans combattre ?
Ah, Seigneur Theuderic, la couronne ne s'obtient pas par acclamation, cela serait contraire aux traditions orkodiennes. »
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*Theuderic avait du mal à contenir sa colère !"
"Vangar ! Ne me parlez pas de ces barbares, ils ont ruinés le royaume, détruit des domaines entier pour accroitre leur richesse et leur puissance ! Puisque vous parlez de cette bande de brigands, êtes vous Vangar ou non ?
Si c'est le cas vous n'avez rien à faire ici !
Vous devriez nous aider à reconstruire le commerce, chasser les brigands et rétablir la paix !"
Dernière modification par bosco84 (2026-09-29 14:58:44)
Terre de Norbury
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Lancelin hocha la tête bien malgré lui pour confirmer l'idée du Roi.
Si les grands principes, les envolées lyriques et envois de reproches au visage que l'on a entendu ici sont audibles et nous séparent tous.
Une chose nous relie pourtant tous.
Toutes ces discussions se heurtent à une réalité qui nous dépasse aujourd'hui.
Si les Vangares font à nouveau surface en Okord, tout ne sera que poussière : les désirs de couronne d'un "casseur de crâne", les grands principes de chevalerie, les reproches d'absence d'éloquence du Roi, les tensions entre seigneurs Okordiens.
Lancelin ouvra la paume de sa main en direction de Cyfoeth.
Même le peuple d'Amara est venu, il fut pourtant allié opportuniste des Vangares. C'est qu'il n'est pas vain de penser que nous pouvons trouver un terrain d'entente.
Lancelin lança un sourire à Pion
Remercions les Dieux d'avoir mis sur l'échiquier qu'est Okord, ce Pion, qui nous a poussé à rebattre les cartes.
Nettoyons les routes du royaume, redorons la grandeur passée d'Okord par nos actes, soutenons le Roi Guy Eder de Beaumanoir tant que son séant repose sur le trône, aidons le pourquoi pas à réformer ce qui est réformable.
Lancelin se déplace, puis pose sa main sur l'avant-bras du Roi en un geste amical et paisible.
Scellons aujourd'hui et ici le lancement d'une nouvelle ère prospère pour nous tous, et un avenir meilleur.
Commençons par jouter afin de nous libérer de ces tensions.
Voilà une activité saine !
Faisons sortir les haines et marchons tous ensemble.
Qu'en dîtes vous ?
Dernière modification par HernfeltMayer (2026-09-29 15:14:12)
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
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