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ACTE DE SÉCESSION
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Aux seigneurs d’Okord,
Votre Royaume n'est plus qu'un théâtre de marionnettes. Vous êtes dirigés par des vieillards qui se complaisent dans un pacifisme béat, terrifiés par l'idée même de perdre.
Regardez ce que vous avez fait de la guerre : un vulgaire tournoi de cour. Vos batailles ne sont plus que des joutes arrangées en amont, négociées pour garantir des forces égales et éviter que quiconque ne perde la face. En aseptisant ainsi le conflit pour fuir le moindre risque, vous avez détruit la capacité même du Royaume à forger des seigneurs résilients. Vous avez oublié que le continent d'Ohm est vaste et impitoyable. En refusant l'épreuve de la véritable guerre, vous avez condamné Okord à la faiblesse, le rendant incapable de survivre et de prospérer face aux périls réels de ce monde.
Vous avez oublié que la véritable diplomatie naît de l'instinct de survie, de la nécessité vitale de s'unir face au danger, et du respect viscéral qu'impose la puissance. En remplaçant la stratégie de survie par de la simple complaisance mondaine, vous avez tué l'essence même de ce qui fait un État.
Plus rien ne justifie que nous fassions semblant d'appartenir à une même bannière. Il n'y a plus aucune communauté d'intérêts dans ce Royaume, aucune ambition convergente qui cimente vos Maisons entre elles. Okord n'est plus une nation, c'est une relique poussiéreuse maintenue en vie par l'habitude et, dernièrement, par le vernis ridicule d'une religion d'État.
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En conséquence, nos terres reprennent leur indépendance temporelle et militaire. Nous fondons la Confédération vangare, souveraine et neutre, dirigée par le pragmatisme de nos Consuls.
Que les choses soient claires : ce manifeste n'est pas une déclaration de guerre. L'or n'a pas d'odeur, nos routes demeurent ouvertes et nous continuerons de commercer librement avec le peuple et les marchands d'Okord. Nous encourageons d'ailleurs chaque Maison qui refuse de sombrer avec la Couronne à établir avec nous une diplomatie bilatérale, totalement indépendante de la capitale.
Mais soyez prévenus. Pour les Vangars, l'encre des traités, l'or du commerce et l'acier de nos lames ont exactement la même valeur : ce sont de simples outils au service de notre expansion. La guerre est une option stratégique comme une autre ; et lorsque nous déciderons de l'employer, que nos futurs adversaires n'attendent aucune courtoisie. Ils ne trouveront face à nous ni l'illusion d'un combat équitable, ni le temps de rassembler leurs bannières. Notre force s'abattra de manière foudroyante et absolue, avec pour unique doctrine l'éradication méthodique de toute entrave à nos desseins.
Le temps des illusions est révolu. Le continent d'Ohm appartient à ceux qui ont le pragmatisme d'en exploiter toutes les réalités, qu'elles s'écrivent par l'or, la diplomatie ou le fer.
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Les Consuls du Haut-Conseil
Vangar, Confédération souveraine
Ferdinand
Seigneur d'Autriche
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