Vous n'êtes pas identifié(e).
Pages : 1
Aldric relut le pli une troisième fois avant de reposer la plume.
Vous ne mentionnez pas le tournoi de Salzbourg ?
Non.
On le remarquera.
On remarquera aussi si je le mentionne.
Il replia le parchemin, souffla sur la cire, et laissa Aldric y poser le sceau.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
Hors ligne
Le vent du Pic ne tombait jamais avant la nuit. Il courait sur le plateau, soulevait le sable neuf de la piste et le rabattait contre les palissades avec un bruit de grésil. Marek Zawisza, maître de chantier, avait cessé depuis longtemps de tenir son chapeau.
Il se tenait au bout de la lice, un rouleau de mesures à la main, à regarder deux charpentiers ajuster la dernière section de la barrière centrale.
Trois pieds de plus qu'au premier tracé, dit son second, un nommé Ostrowicz, en arrivant par la rampe. Vous savez ce que ça fait, trois pieds sur toute la longueur ?
Je le sais. C'est moi qui ai payé les madriers.
C'est le vicomte de Chypre qui a proposé ça ?
Marek roula les mesures et les glissa dans sa ceinture.
Le vicomte a dit que les chevaux se frôlaient. Il avait raison. On a écarté.
Ostrowicz s'accroupit au bord de la piste et enfonça la main dans le sable jusqu'au poignet. Il en ressortit une poignée qu'il laissa filer entre ses doigts. Le vent l'emporta avant qu'elle ne touche le sol.
Trop sec.
On arrose deux fois par jour. À midi et au crépuscule. Il y a une citerne au-dessus de la loge nord, on l'a raccordée à la source du col.
Et quand la citerne sera vide ?
Alors on portera des seaux, comme des gens. La Passe Élyséenne est juste là à côté... le fleuve, là-bas !
Ils remontèrent le long de la barrière. Le bois était neuf, en mélèze des versants, chevillé et non cloué. On avait doublé le parement du côté de la piste avec des planches de tilleul, plus tendres, qui cèdent avant l'os. Cette idée-là ne venait pas de Marek.
Le tilleul, c'est la comtesse ?
La comtesse Farna Lune de Sang, oui. Elle est passée un matin avec son lapin dans les bras, ils ont tout les deux regardé la barrière, elle a frappé dessus avec le plat de la main, et elle a dit que si un homme tombait là-dessus au galop, on le ramasserait en deux morceaux. Elle avait raison aussi.
Beaucoup de monde ont raison, sur ce chantier.
C'est un chantier de seigneurs. On m'avait prévenu.
Le terrain lui-même avait changé de forme trois fois. Au premier tracé, la piste suivait la pente naturelle du plateau, ce qui donnait un demi-pied de dénivelé sur la longueur. Personne ne l'aurait remarqué à pied. Au galop, cela suffisait à donner l'avantage à celui qui descendait. On avait dérasé le haut et remblayé le bas, huit jours de terrassement pour un demi-pied.
Le drainage était venu ensuite. La première pluie sérieuse avait transformé le tiers sud en bourbier, parce que l'eau du plateau y convergeait naturellement. On avait creusé une saignée en amont, empierrée, qui détournait le ruissellement vers le ravin de l'est. Cela se voyait à peine, une ride dans l'herbe rase. Cela avait coûté plus cher que la tribune.
Montrez-moi les loges, dit Ostrowicz.
Elles étaient adossées à la paroi, côté nord, à l'abri du vent dominant. Huit travées de bois sous un toit de bardeaux, ouvertes sur la piste, fermées à l'arrière. Chacune assez profonde pour un cheval, son homme et son harnois.
Ça, c'était prévu ?
Ça, c'était trois abris de toile. Le seigneur Lancelin est venu un jour de grand vent, il a regardé les toiles claquer, il a regardé les chevaux dedans, et il a demandé combien de temps un destrier restait calme là-dedans.
Vous avez répondu quoi ?
Rien. Il a dit de faire des murs.
Chaque loge avait son râtelier, son billot, son anneau de longe. Au fond, une table basse pour poser les pièces d'armure. Le vicomte de Chypre avait fait remarquer qu'un homme désarmé au tiers du duel doit pouvoir reprendre une masse sans traverser la moitié du champ. On avait donc planté, tous les vingt pas le long de la barrière, des supports d'armes fichés dans le sol, où l'on tenait en réserve épées de courtoisie et masses plombées, sous la garde d'un valet.
La forge était le dernier ajout. Un simple appentis contre la paroi, avec un foyer, un soufflet et deux enclumes, tenu par un maréchal du village bas et son apprenti. Une lance se rompt, une boucle saute, un fer se déchausse. Autrefois on renvoyait l'homme chez lui. Maintenant on le renvoyait en lice dans l'heure.
Ostrowicz s'arrêta devant les gradins. Trois rangs de bancs, sans toiture, sans tenture, sans blason.
C'est maigre.
C'est voulu. On m'a dit clairement : pas de tribune d'honneur, pas de dais, pas de bannières. Des bancs.
Et si un grand seigneur se déplace ?
Il s'assiéra sur un banc.
Le vent tomba d'un coup, comme il le faisait toujours quand le soleil passait derrière la crête ouest. Le sable retomba. On entendit les maillets à l'autre bout, et un cheval qui soufflait dans les écuries neuves.
Ostrowicz regarda le plateau, la piste bien plane, les palissades, les loges alignées sous leur toit de bardeaux, la saignée invisible dans l'herbe.
Combien de fois vous avez recommencé, en tout ?
Marek réfléchit un instant.
La piste, trois fois. La barrière, deux. Les loges, une fois complète. Le reste, je ne compte plus.
Et vous n'avez rien dit ?
J'ai dit une fois. Le seigneur Lancelin m'a écouté jusqu'au bout, il a hoché la tête, et il a dit : recommencez.
Il ramassa un maillet abandonné au pied de la barrière et le rendit à un ouvrier qui passait.
Cela dit, elle est bonne, maintenant.
Elle est bonne.
Alors on n'a pas perdu notre temps. Faites arroser. On ferme au dernier coup de marteau.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
Hors ligne
Aldric arriva avec la liste avant même que Lancelin ait fini de boucler son gantelet.
Quatre.
Quatre ?
Vous, le marquis de Vivesource, le vicomte de Chypre, la vicomtesse de Chatenay. Avec les suites, cela fait soixante et onze personnes sur le plateau. Marek a compté les chevaux deux fois.
C'est peu.
C'est quatre maisons qui ont fait la route jusqu'ici. Je ne sais pas ce que vous espériez.
Lancelin ne répondit rien. Il finit son gantelet.
Le plateau avait pris depuis l'aube un air qu'il n'avait jamais eu. Les loges du côté nord étaient toutes occupées, portes ouvertes, valets accroupis devant les billots à graisser les sangles. Une bannière de Chatenay pendait à un anneau de longe, faute de mât, parce qu'on avait décidé qu'il n'y aurait pas de mâts. Le maréchal du village bas avait allumé sa forge à la première heure et ne l'avait pas laissée retomber depuis. Au bout de la piste, deux garçons portaient des seaux vers le sable, comme des gens.
Le vent était tombé pendant la nuit. Il reviendrait vers midi.
Marek Zawisza traversa le plateau à grandes enjambées et rejoignit Lancelin au bord de la lice.
La piste est arrosée sur toute la longueur. Elle tiendra jusqu'au troisième tour, après il faudra recommencer.
Les supports d'armes ?
Garnis. Épées de courtoisie tous les vingt pas, masses plombées derrière. Un valet par support, et je leur ai dit que le premier qui laisse un seigneur chercher son arme sur le sable retournera casser des cailloux dans le ravin.
Bien.
Il y a une chose.
Dites.
Marek désigna du menton l'extrémité sud de la piste, là où la saignée de drainage passait sous l'herbe rase.
Le vicomte de Chypre est venu voir la barrière à l'aube. Il a frappé dessus, il a regardé le tilleul, il n'a rien dit. J'ai trouvé ça pire que s'il avait râlé.
Il n'est pas venu pour la barrière.
Lancelin descendit sur le sable. Il y enfonça le talon, tourna le pied, remonta.
Il tient.
Il tient.
Aldric le rejoignit, la liste toujours à la main, l'air de quelqu'un qui a une objection et qui hésite sur l'ordre des mots.
Vous comptez ouvrir par un discours ?
Non.
Ils s'attendent à un discours.
Ils s'attendent surtout à jouter. Le marquis de Vivesource m'a annoncé hier qu'il viendrait contempler mon visage avant qu'il ne soit cabossé. On voit où va sa patience.
Et le vicomte de Chypre a fait savoir qu'il n'avait pas traversé le royaume pour ripailler.
Voilà.
Il regarda le plateau. La vicomtesse de Chatenay se tenait près des loges avec son champion et deux hommes d'armes, et faisait passer une lance de main en main pour en juger l'équilibre. Plus loin, le maître d'armes de Vivesource alignait des hommes le long de la palissade avec une méthode qui sentait la caserne. De la loge de Chypre montait un bruit de fer que Lancelin identifia sans se retourner : quelqu'un vérifiait une lame à l'ongle.
Faites porter le message par les valets. Pas de héraut, pas de trompe.
Quel message ?
Que chacun vérifie son profil de tournoi avant la première vague. Lance, épée, masse.
Et ensuite ?
Ensuite on ouvre.
Aldric plia la liste et la rangea.
Vous ne leur direz vraiment rien ?
Lancelin monta les trois marches de la loge centrale et resta debout au bord, les mains sur la rambarde de mélèze. En bas, sur le sable, les valets s'écartaient déjà.
Soyez tous les bienvenus ici, en la nouvelle lice du Pic de Peyresang.
Il attendit que le mot ait fini de courir le long des palissades.
Je vous propose de nous exercer par vague, afin que tous, nous puissions trouver nos marques et peut-être les meilleures combinaisons.
Un silence, puis le bruit sec d'une visière qu'on rabat quelque part du côté des loges. Marek fit signe au maréchal, qui frappa deux coups sur son enclume. C'était le signal convenu la veille, faute de trompe.
Aldric leva les yeux vers la loge.
C'était ça, le discours ?
Lançons ce premier tour.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
Hors ligne
Le maréchal frappa deux coups sur son enclume. Les valets s'écartèrent du sable.
Le premier tour dura jusqu'à ce que le soleil ait passé le zénith. Six duels, dix-huit phases, quatre seigneurs qui apprirent en une matinée ce que les chroniques mettent des années à enseigner. On vit une lance se briser sur un gorgerin avec un bruit que personne n'oublierait, une épée décrire un demi-tour involontaire avant de retomber dans le sable, et deux hommes se rendre coup pour coup à la masse jusqu'à ce que les juges renoncent à les départager. On ramassa quatre lances rompues, un bouclier fendu, et une jugulaire que le maréchal remplaça sur-le-champ.
Lancelin toucha le sable trois fois sur trois. Il en gagna une quand même.
Classement du premier tour
1. Vicomte Bertrand de Chypre : 2 victoires
2. Marquis Aguilar de Vivesource : 1 victoire
2. Comte L. Falkenberg von Mayer : 1 victoire
4. Gontran le bouclier lige de Norbury : 0 victoire
Lancelin mit un moment à se relever. Un valet lui tendit le bras, il le refusa d'un geste, puis l'accepta.
Aldric l'attendait au pied de la loge avec une gourde et l'expression de quelqu'un qui a des chiffres à annoncer et qui préfère attendre.
Vous avez pris le sable à chaque joute.
J'ai compté aussi.
Vous avez gagné une fois.
J'ai compté ça également.
Il but, s'essuya la bouche du revers du gantelet, et regarda le plateau. Le vicomte de Chypre était déjà debout devant sa loge, à faire remplacer une pièce de harnois. Vivesource laissait un valet lui décrocher le gorgerin. Gontran le bouclier lige de la vicomtesse de Chatenay, assis sur un billot, faisait tourner son poignet droit avec une lenteur qui m'annonçait rien de bon pour la journée.
Lancelin remonta les marches et se tint au bord de la rambarde.
Messires, dame.
Le bruit des loges tomba d'un cran.
Voilà ce que vaut le premier tour. Le vicomte de Chypre en sort devant, et il l'a mérité au tilleul près. Le marquis de Vivesource et moi-même nous partageons la deuxième place, ce qui est une manière courtoise de dire que nous n'avons pas su nous départager. Quant au soldat de Norbury, il a désarmé deux d'entre nous et n'en a rien tiré au classement, ce qui devrait suffire à convaincre chacun ici que ces règles récompensent l'équilibre plus que l'éclat.
Il posa les mains à plat sur le bois.
Reposons nous. Faites boire les chevaux, faites regarder vos sangles par le maréchal, il a le feu allumé depuis l'aube et n'attend que d'être utile. Marek va faire arroser la piste, elle a assez bu de nous pour ce matin.
Et surtout, profitez de ce répit pour revoir chacun votre répartition. Nul n'est tenu de conserver celle du premier tour, et je gage que plus d'un ici a déjà compris où il avait mis une étoile de trop. Moi le premier. On ne perd rien à corriger entre deux tours, on perd beaucoup à s'entêter.
Quand vous serez prêts, nous remettons cela.
Il redescendit sur le sable, s'arrêta au niveau de la barrière et frappa dessus du plat de la main, comme la comtesse Lune de Sang l'avait fait des mois plus tôt. Le tilleul rendit un son mat.
Aldric.
Messire.
Quelle forme possède, quel est le secret d'équilibrage de la masse de Chypre, à votre avis ?
Je l'ignore. C'est secret.
C'est bien ce que je disais.
Le marquis Aguilar Lautrec traversa le plateau sans avoir remis son gorgerin, le heaume sous le bras, et vint frapper l'épaule du vicomte de Chypre avec une familiarité que trois heures de lice avaient rendue légitime.
Félicitations, messire Bertrand. Une victoire nette et indiscutable... cette fois-ci. Vous nous devez une revanche, nous ne sommes pas si loin de réussir à vous battre.
Il se retourna vers les loges et haussa la voix, souriant.
J'offre un tonnelet de liqueur d'herbes aromatiques de mon domaine au premier qui vaincra le seigneur de Chypre. Taïaut, taïaut !
Un valet siffla depuis la palissade. Le combattant de la vicomtesse de Chatenay cessa de faire tourner son poignet.
Sur les gradins, un vieux serviteur de Vivesource se pencha vers son voisin.
Un tonnelet de quoi ?
De liqueur. Aromatique.
Il en a beaucoup ?
Assez pour que ça lui coûte peu, ou trop peu pour que ça lui coûte cher. Avec lui on ne sait jamais lequel des deux.
Aldric, resté au pied de la loge, nota quelque chose sur son registre.
Vous inscrivez la prime ? demanda Lancelin.
J'inscris que le marquis a promis un tonnelet devant témoins. Ce n'est pas la même chose, mais cela sert au même usage.
Lancelin regarda un moment le vicomte de Chypre, qui n'avait rien répondu et faisait vérifier ses sangles avec l'air de quelqu'un qui a très bien entendu.
Il attendit que les chevaux aient bu. Puis il remonta sur la loge.
Pouvons nous lancer une deuxième manche ? Avez-vous tous revus et corrigé, si nécessaire, vos stratégies et vos équipements ?
Dernière modification par HernfeltMayer (2026-09-03 20:51:14)
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
Hors ligne
Dame Hiltrude de Chatenay avait répondu positivement à l’invitation de la Maison Mayer à se rendre à la Lice du Pic de Peyrsang en Illyrie.
La dame de Norbury avait voyagé léger accompagnée par sa dame de compagnie, deux hommes d’armes et son bouclier lige, sir Gontran.
Hiltrude et sa suite avait été courtoisement accueillis par le Seigneur Lancelin Falkenberg von Mayer, ainsi que la noblesse des cités libres.
Le jour de la lice, dame de Chatenay, pris place dans la loge nord, la décoration était simple, cela convenait entièrement à la dame. Elle avait saluée et encouragée son champion, Gontran.
Gontran était entré sur la lice, il c’était bien battu, mais avait été défait par ses adversaires, de redoutables bretteurs. Il s’agenouilla penaud devant sa dame, celle-ci l’avait relevée et remerciée de s’être bien défendue.

Dernière modification par bosco84 (2026-09-03 20:41:49)
Terre de Norbury
Hors ligne
Les tours s'enchaînèrent sur quatre jours.
On prit l'habitude de commencer tôt, avant que le vent ne se lève, et de s'arrêter quand le sable devenait trop sec pour tenir. Les répartitions bougèrent, tour après tour. Chacun tenta quelque chose : Vivesource concentra ses forces à la masse et le regretta dès la première joute, Chatenay chercha longtemps un équilibre qui la faisait gagner deux phases sur trois et perdre les duels quand même, Lancelin passa deux jours à corriger, échoua, corrigea encore.
Chypre, lui, ne changea rien.
C'est ce qui frappa le plus. Le vicomte se présentait chaque matin avec la même répartition, la même lance, la même manière de baisser la pointe au dernier instant, et il fallut trois jours pour que quelqu'un réussisse à le désarçonner. Ce fut Chatenay, au sixième tour, et l'on entendit le plateau entier respirer en même temps. Il se releva, ramassa son heaume, et gagna le duel à la masse.
Le tonnelet du marquis Lautrec resta en cave.
Le dernier jour, on ne comptait plus vraiment. Chypre malgré une avance que l'arithmétique rendait définitive avant même la dernière vague, fut surpassé par Vivesource. Enfin !
Au soir du quatrième jour, la piste était creusée jusqu'à l'argile par endroits. Marek Zawisza fit le tour des loges avec une torche, compta les lances rompues, arriva à dix-neuf, et décida de ne pas le dire au comte.
Lancelin monta une dernière fois sur la loge centrale. Il n'y avait plus grand monde pour l'écouter : la moitié des suites chargeait déjà les chariots.
Messire de Chypre l'emporte, et personne ici ne prétendra le contraire. Quatre jours durant, il n'a rien changé à sa garde, ce qui est soit de la constance, soit de l'insolence, et j'ai renoncé à trancher. Heureusement que le représentant de Vivesource ne lui a pas laissé trop nous martyriser.
Ma dame de Chatenay, votre représentant nous a tous désarmés, et n'a rien gagné. Qu'elle sache que si ces règles comptaient les épées arrachées, elle repartirait d'ici première et nous derrière.
Messire de Vivesource et moi-même terminons à égalité, comme nous avions commencé, ce qui prouve au moins que nous n'avons appris ni l'un ni l'autre plus vite que l'autre.
Il s'arrêta un instant.
Nous sommes venus ici pour savoir ce que nous valions. Nous le savons. C'est moins glorieux qu'une victoire et plus utile.
La lice reste ouverte. Le sable sera changé avant la prochaine fois.
Il descendit. Aldric l'attendait en bas, registre fermé.
Vous n'avez pas cité le tonnelet.
Il n'a pas été gagné.
Le marquis va vouloir le boire quand même.
Alors il le boira ici. Faites-le monter.
Lancelin Falkenberg von Mayer et toute sa clique (Aldric "Main-de-Sixte" Ravenswood et autres joyeux lurons)
Hors ligne
Pages : 1