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#1 2022-01-15 23:02:18

Mordread
Inscription : 2020-05-14
Messages : 104

Mordread : L'Histoire d'un homme devenu chevalier.

Tout commença dans la forêt des carnutes dans un pays lointain de l'est.

Jean Peal allait comme tout les matins couper du bois pour son seigneur le Comte Keal Mal Fète.
Maître bucheron, il avait une petite masure dans une clairière qu'il partageait avec sa femme Diane.

Il avait reçu l'ordre de fournir du bois régulièrement à son seigneur et en retour il pouvait vendre le surplus au marché, mais il gagnait à peine de quoi survivre, bien que sa vie était plutôt monotone et recluse.

Alors qu'il se se rendait sur son lieu de coupe, sa hache sur son épaule en sifflotant , il entendit des bruits, comme des cris qui braillaient de plus en plus fort.

Curieux il se dirigea vers la source et finit par tomber sur un panier en osier déposé dans des fougères.
Intrigué il posa sa hache à terre et s’accroupit pour enlever la couverture qui cachait son contenu bruyant.
Il fut bien étonné de découvrir un bébé au cheveux brun et aux yeux noirs qui chialait sûrement affamé et frigorifié.
Ne sachant pas trop quoi faire, il prit sa gourde et lui donna un peut de gnôle ce qui fit taire le bébé.

Enfin le calme était revenu.

Jean Peal : " Boudiou, quesque je va faire de ce drôle là moua ?"

Le bûcheron avait un grand coeur et ne put se résigner à délaisser ce petit être abandonné en pleine forêt. Il prit doucement le panier et se dirigea vers sa maison.

Arrivé il s'adressa à Diane qui était en train de recoudre une chemise.

Jean : " Hey Femme tu ne dvineras pas ce que je te ramène là !".

Diane regarda le panier et vit le bébé, elle laissa son ouvrage tomber à terre et se précipita vers Jean.

"Par di un petiot, ne me dit pas que tu l'as trouvé sous un arbre !"

Jean regarda par terre un peu gêné.

Jean :" Ben c'est comme qui dirait un peu ça. Je suis tombé dessus alors que j'allais à la coupe du bois. ça gueulait comme un putois c'te drôle alors je lui ai filer un peu de gnôle et hop, mais ben je pouvais point le laisser là tout seul de diou."

Diane sourit et prit délicatement le bébé dans ses bras et le regarda.

Diane : "Tu as ben fait de l'amené chez nous, je vais tirer une la Marie (les couple avait une vache) et lui donner un peut de lait ça lui fera grandement du bien. Il dort car la Gnôle l'a susurrement assommée et on va le mettre au chaud le petiot."

La femme de Jean était toute heureuse d'avoir un enfant à s'occuper, il faut dire qu'avec Jean elle avait bien essayé plusieurs fois, mais hélas il semblait que les Dieux n'avait pas permis à Diane d'enfanter.
Alors c'était comme un cadeaux du ciel pour elle.

Quand à Jean il se disait qu'avoir un fils serait une bonne chose pour aider et peut être même reprendre la coupe du bois.
Ce qu'il l'embêtait c'était qu'il n'était pas vraiment de lui , mais bon qui le saurait finalement.

C'est ainsi qu'ils décidèrent d'élever cet enfant comme le leur.
Au fond du panier il y avait un parchemin, comme Jean ne savait pas lire il le montra à Diane qui avait appris avec le prêtre du village voisin, mais l'écriture était en une langue inconnue, le seule mot qu'elle put déchiffrer est : "Mordread".

De plus la couverture en laine était brodé d'un M et d'un croissant de lune doré.

Diane : " Je ne sais point dire ce que c'est comme langage, mais bon je dirais qu'on pourrait appeler le petiot Mordread comme ce qu'il y a écrit sur ce papier Jean !"

Jean acquiesça d'un grognement. "Je dois retourné faire ma coupe si non le Seigneur va me botter les fesses si je lui rapporte pas son boisseau de bois dans les temps. Allez je te laisse avec le drôle et occupe t'en bien. Je reviens pour le soupé."

C'est ainsi que le petit Mordread fut élevé comme bûcheron par Diane et Jean Peal.
Il devint rapidement un jeune homme habile avec une hache et participait avec son "père" aux besognes ordinaires.
Apres une dure journée , il aimait sortir le soir écouter les bruits de la nuit et regarder le ciel en fixant les étoiles.
Jusqu'à ce que sa "mère" l'appel pour aller dormir.
Dans ses rêves il se voyait chevaucher un grand cheval et parcourir le pays découvrant de nouveaux paysages, mais quand il se réveillait , il se levait , se passait un peu d'eau sur le visage, saluait bien ses "parents", prenait un quignon de pain et sa hache et allait couper du bois avec Jean.

Le dernier jour de la semaine, il pouvait aller au village pour vendre le surplus de bois, ce qui lui permettait de voir un peu du monde. Mais Mordread était plutôt discret et peu bavard.

Dernière modification par kyle91 (2022-01-16 00:05:09)


Si on peut tuer par amour, alors on peut sauver une vie par haine.

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